CBD et réglementation 2026
Ces derniers jours, une annonce importante a été faite pour l’ensemble de la filière chanvre et CBD en France.
La DGAL (Direction générale de l’alimentation) a présenté un plan de contrôle qui devrait entrer en application à partir de mai 2026, avec une lecture très stricte du règlement européen sur les “Novel Food”.
Cette évolution soulève aujourd’hui de nombreuses inquiétudes.
La DGAL (Direction générale de l’alimentation) a présenté un plan de contrôle qui devrait entrer en application à partir de mai 2026, avec une lecture très stricte du règlement européen sur les “Novel Food”.
Cette évolution soulève aujourd’hui de nombreuses inquiétudes.
De quoi parle-t-on exactement?
Le règlement européen considère que les cannabinoïdes (CBD, CBG, THC…) sont des “nouveaux aliments”, c’est-à-dire des substances sans historique de consommation reconnu avant 1997.
À ce jour, aucun produit contenant du CBD n’a obtenu d’autorisation officielle au niveau européen.
Dans cette lecture stricte, cela signifie que les produits alimentaires contenant du CBD sont considérés comme non autorisés.
Ce qui change avec le plan 2026?
Ce qui marque un tournant aujourd’hui, c’est l’application annoncée de cette réglementation.
La DGAL prévoit :
- des contrôles renforcés dès mi-mai 2026
une application immédiate, sans délai d’adaptation - des mesures de retrait ou de rappel de produits
- une interprétation stricte de l’étiquetage : la simple mention “CBD” peut être considérée comme une non-conformité
Cela concerne une grande partie des produits actuellement sur le marché :
- huiles
- infusions
- bonbons
- compléments alimentaires
Ce qui resterait autorisé?
Dans cette logique, seules certaines parties du chanvre resteraient autorisées :
- les graines
- les produits issus de graines (huile, farine)
- les infusions de feuilles sans extraction de cannabinoïdes
Une filière fragilisée
Ces annonces représentent un choc pour de nombreux acteurs.
Depuis plusieurs années, une filière agricole s’est structurée en France autour du chanvre bien-être :
- des producteurs engagés
- des produits contrôlés
- une demande réelle des consommateurs
Le SPC (Syndicat Professionnel du Chanvre), qui représente les acteurs de la filière, est aujourd’hui mobilisé pour analyser la situation et porter une réponse collective.
Le SPC, quel rôle?
Le Syndicat Professionnel du Chanvre regroupe des producteurs, transformateurs et distributeurs.
Son rôle est de :
- représenter la filière auprès des pouvoirs publics
- défendre les intérêts des professionnels
- suivre les évolutions réglementaires
- coordonner les actions en cas de crise
Dans la situation actuelle, il constitue un interlocuteur clé entre les acteurs du terrain et les institutions.
Notre position à la ferme?
À la Ferme Microbiopunk de Kerforn, nous sommes directement concernés.
Et nous le disons clairement : cette situation nous inquiète, et elle nous met aussi en colère.
Parce qu’elle touche des fermes, des projets agricoles, des personnes qui travaillent sérieusement, dans un cadre transparent, avec des produits testés et tracés.
Parce qu’elle arrive sans transition, sans accompagnement, et sans prise en compte de la réalité du terrain.
Et parce qu’elle interroge aussi sur les priorités :
pendant que des produits ultra transformés restent massivement autorisés et largement distribués, des produits issus d’une agriculture locale et encadrée se retrouvent remis en question.
Et maintenant?
Nous suivons la situation de près, en lien avec la filière.
Nous continuerons à travailler avec sérieux, à défendre une approche agricole du chanvre, et à nous adapter si nécessaire.
Mais une chose est sûre :
derrière ces produits, il y a des fermes, des savoir-faire, et une réalité que nous continuerons à faire vivre.
Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation.
L’équipe de Microbiopunk, la ferme de Kerforn

